Publié par : Sylviane Guittonneau | 26 août 2009

Thoniers ligneurs

1947 à 1980 :  Thoniers ligneurs

Longueur : de 15 à 18 mètres

Bateaux à moteur d’une puissance de 120 à 250 CV avec voiles, trinquette, grand voile marconi ou aurique et mât arrière à tape-cul, les voiles servaient surtout pour la stabilité afin de compenser le roulis qui était accentué par les tangons, et pour le confort. Comme son prédécesseur le Dundee, il pêche le thon germon à la ligne traînante de juin à fin septembre, ensuite l’hiver, il pratique la pêche au chalut. L’équipage, été comme hiver est de 5 à 6 hommes.

Dans les années 60, il y avait 20 à 25 Thoniers dans le port de Saint Gilles-Croix de Vie. Dans cette même période sont apparus quelques Thoniers canneurs (à l’appât vivant), ce type de pêche permettait des tonnages plus importants dans des temps plus courts mais nécessitait un apport d’appât régulier qui n’était pas toujours là ou à proximité, il fallait un équipage de près de 10 hommes, ce qui posait le problème l’hiver de diminuer l’équipage par deux et de reformer celui-ci pour la saison de thon suivante, ce qui fait que cette pêche nouvelle dans notre port n’a pas supplanté les ligneurs et même périclité dans les années qui ont suivi leur apparition.

Dans les années 50 – 60 l’activité pêche au Thon était importante dans le port de St Gilles – Croix de Vie, près de 10 Tonnes jour étaient débarquées pour la marée et les usines qui avaient là un apport quasiment régulier, ce qui fait que le prix du Thon était stable et en faisait pour l’époque bien vivre ses familles de pêcheurs.

Bien que le thon fut pêché aux hameçons à la traîne, mode de pêche ancestrale, la multiplication des thoniers dans les ports de l’Atlantique, aussitôt après la guerre, se fit ressentir sur le stock de poisson. Il fallait à partir de la fin de l’année 1960 le pêcher de plus en plus loin, pour dans les dernières années, aller le pêcher jusqu’au près des Açores. Les thoniers ligneurs étaient obligés de faire 5 jours de route pour se rendre sur les lieux de pêche, ce qui leur faisait des marées de 5 semaines, ils n’étaient plus adaptés vu leur taille à stocker normalement le carburant et la glace pour 5 semaines de mer.

Les derniers thoniers-ligneurs armèrent au filet maillant dérivant, pêche plus rapide mais avec toute la problématique qui s’en suivit,(conflit de mode de pêche entre ligneurs espagnols et fileyeurs français, campagne pour la protection des dauphins) ce qui emmena l’arrêt de la pêche au filet maillant dérivant.

Actuellement, le thon pêché sur le port de St Gilles Croix de Vie se fait au chalut pélagique, avec quota sur le nombre de permis de pêche accordés, et quota annuel sur le tonnage pour le thon rouge. Si les ligneurs ne pêchaient pas le thon rouge (poisson trop gros pour les lignes trainantes) par contre le chalut pélagique s’y prête parfaitement pour cette espèce.


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